« Aux jours où les feuilles jaunissent, aux jours où les soleils finissent, hélas, nous voici revenus;
Le temps n’est plus, ma bien-aimée, où sur la pelouse embaumée tu posais tes pieds blancs et nus. »
L’été est passé et à mon plus grand regret, finie la saison des tomates. Ne nous affolons pas, la liste des fruits et légumes d’automne est riche mais comment cuisiner alors de bons petits plats mijotés à base de sauce tomate alors que normalement, nous ne devrions plus en trouver très longtemps sur les étals. La solution, conservant aux aliments certaines qualités gustatives et nutritives : la conserve. Vous ne trouverez pas dans cet article les différentes formes de conservation possible car je ne les connais pas et même si mes différentes recherches m’ont apporté de nouvelles informations, je préfère nettement laisser cette charge à des sites, des blogs ou des livres spécialisés. Il faut dire que je ne fais ici que mes premiers pas dans le monde de la conserve.
Vous ne trouverez pas non plus une recette détaillée de bonne sauce tomate car les sites et les blogs de cuisine pullulent et vous y trouverez un tas de propositions intéressantes. L’autre raison est que je cuisine au « feeling » et que je suis incapable de vous donner des quantités précises par exemple ou que je peux très bien changer d’ingrédients à chaque fois selon ce qu’il y a dans mes placards. Je pourrais le jour ou ça me prend écrire les quantités et les différentes étapes, détailler les temps de cuisson…c’est certainement ce que je ferais si je vous proposais un blog culinaire.
Alors, me direz-vous, qu’allez-vous trouvez ici et pourquoi cet article? D’abord pour partager avec vous quelques jolies photos (à mon goût). Ensuite pour parler, même brièvement, des conserves, de la cuisine faite maison et de la saisonnalité des fruits et légumes dans une démarche de consommation responsable. Certes il faut du temps, de la patience et de l’envie. Mais je vous assure que si vous êtes fin palais, vous serez d’autant plus comblés par une sauce tomate faite maison avec des tomates de saison. Et quelle satisfaction!
Enfin je souhaite vous reparler de ce fameux lycopène, pigment naturel appartenant à la famille des caroténoïdes qui donne sa couleur à la tomate (entre autre), dont les propriétés antioxydantes peuvent apporter selon différentes recherches une certaine protection contre divers cancers. Mais attention, de récentes études ont démontré, contrairement à d’autres nutriments contenus dans les fruits et légumes dont la quantité diminue pendant la cuisson comme par exemple la vitamine C, que la transformation de la tomate est nécessaire pour augmenter la biodisponibilité et l’absorption par notre métabolisme du lycopène. Ainsi, pour une même proportion, on trouve environ 17 mg de lycopène biodisponible dans la sauce tomate contre 5 mg dans la tomate fraîche. Pour cette raison, les aliments courants contenant le plus de lycopène sont les produits transformés à base de tomate : soupe, sauce, purée.
A savoir que le lycopène est concentré dans la peau de la tomate et c’est donc là que l’élaboration de ma sauce tomate fera peut-être la différence avec les autres. En effet, l’étape première de ma sauce est la préparation des tomates. Un bon lavage et c’est tout. Je n’épépine pas et surtout je ne pèle pas. Non par fainéantise mais bien dans l’optique de préserver un maximum les bienfaits de ma sauce. Autre information très intéressante, cuire les tomates dans de l’huile augmenterait la biodisponibilité du lycopène. Bonne nouvelle, l’huile d’olive est l’un des ingrédients indispensables lorsque je cuisine. Voici donc dans les grandes lignes l’histoire de ma sauce tomate, haute en couleur et en saveur, et qui sera ravir mon palais et mon corps tout entier cet hiver.
1/ Acheter ses tomates (locales bien sur, Bio si possible) Pour ma part c’est en revenant d’une ballade sur le bassin d’Arcachon que je me suis arrêtée au bord de la route, sur les conseil de mon papa, sur un petit stand perdu de fruits et légumes où un cajot de tomates m’attendait.
2/Bien laver les tomates, les couper en petits dés et émincer des oignons.
3/ Pour varier les plaisirs, j’ai souhaité faire deux sortes de sauces, l’une avec des oignons caramélisés (version sucré-salé) et l’autre avec des oignons revenus dans du vin blanc. Dans le premier cas, faire revenir ses oignons dans de l’huile d’olive, y ajouter du vinaigre balsamique, de la cassonade par la suite et laisser mijoter à feux doux. Dans l’autre cas, faire revenir les oignons dans de l’huile d’olive puis y ajouter du vin blanc, faire réduire tranquillement. Adepte du wok, c’est lui que j’ utilise pour préparer mes oignons. Quel vin utiliser? C’est une bonne question, celui que vous avez dans vos placards. Pour ma part et n’ayant pus de vin de cuisine, j’ai ouvert une bonne bouteille de Chardonnay, un peu pour la cuisine, un peu pour la cuisinière.
4/Une fois les oignons prêts, verser dans deux marmites les oignons et les tomates. Dans la marmite dédiée à la sauce sucrée-salée, rajouter un peu d’huile d’olive, du thym ou tout autre herbe aromatique de votre choix, sel et poivre. Dans l’autre, pour ma part j’ai choisit d’y mettre une belle branche de romarin, du thym et des feuilles de lauriers pour un esprit plus méditerranéen. Laisser mijoter et vaquer à ses occupations comme par exemple continuer à jouer au ballon avec son fils.
5/ Pour varier encore plus les plaisirs et selon les recettes dans lesquelles seront utilisées vos sauces, ou tout simplement selon les goûts de chacun, mixer ou pas les préparations. Pour ma part, j’en ai mixé une partie (la moitié de chaque sauce) et j’ai laissé l’autre moitié tel quel (car c’est en morceaux que j’aime l’utiliser dans des gratins par exemple). Mettre en bocaux. Là, je préfère que vous alliez voir vous même les consignes sur des supports plus spécifiques car chacun vous donnera des conseils et des temps de stérilisation différents. C’est d’ailleurs à s’y perdre. N’oubliez pas de vous doter de galets, pierres ou autres accessoires assez lourds pour caler vos bocaux ainsi que de linge car ils ne doivent pas s’entrechoquer.
6/ Vérifier à la fin du processus de stérilisation que chaque conserve a bien pris. Et si, comme moi, c’est l’heure du repas et que vous vous retrouvez avec un bocal qui n’a pas été stérilisé correctement, improvisez une recette à base de votre sauce tomate maison qui sera accompagner le reste de Chardonnay non utilisé. Pour ceux qui peuvent se poser la question, il est vrai que dans la sauce non mixée, vous pourrez retrouver quelques petits morceaux de peau et certains trouveront ça désagréable, pour ma part cela n’a pas été un problème et je me suis régalée.








