C’est la première fois que je profite de ce blog pour relayer des informations d’autres blogs ou page facebook. J’espère que ce n’est pas une erreur mais certaines informations se doivent d’être partagées par tous les moyens, quand d’autres devraient rester dans des sphères privées, ne devraient pas alimenter nos conversations ou susciter notre intérêt et ne mériteraient en aucun cas d’être diffusées.
L’article en question, intitulé « gaspillage alimentaire : et si on obligeait les grandes surfaces à donner leurs invendus? », est issu du site internet http://www.planet.fr et relayé par la page facebook Mr Mondialisation. Je souhaite aujourd’hui le partager dans ma rubrique Eco-friendly Life car lutter contre le gaspillage et pour le partage, c’est agir pour une vie respectueuse de l’environnement et de l’humain. Je ne souhaite pas là susciter des réactions quelconques sur la véracité de cet article ou ouvrir quelque débat sur les supermarchés… il me permet juste de sensibiliser sur ce qui devrait être une évidence générale : cessons de gaspiller et donnons au lieu de jeter. Comment, aujourd’hui plus qu’hier puisque tout est montré et puisque nous n’avons plus d’excuses pour ne pas voir, puisque l’information (bonne ou mauvaise) n’a plus de frontière, comment pouvons-nous encore concevoir jeter de la nourriture?
Des députés ont déposé un projet de loi visant à obliger les grandes surfaces à faire dons de leurs invendus alimentaires aux associations
Une proposition de loi a été déposée fin juillet par 63 députés de tous horizons qui souhaitent obliger les grandes surfaces à donner « leurs invendus alimentaires encore consommables » aux associations. Selon le député UMP du Nord, Jean-Pierre Decool, à l’origine de la proposition de loi, le but est surtout de diminuer le gaspillage alimentaire.
Les grandes surfaces de plus de 1 000 m² pourraient donc être touchées par la mesure appuyée par des chiffres éloquents de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui rappellent que 1/3 des aliments créés pour la consommation humaine finit dans les poubelles des magasins. Chaque année, les grandes surfaces françaises jettent 200 tonnes de déchets, et chaque Français, entre 20 et 30 kg… Chaque année, cela représenterait 400 euros de gaspillage par foyer.
« Le don fonctionne déjà très bien en France grâce aux déductions fiscales »
La proposition de loi explique qye « grâce à leur logistique et leur stock important, les grandes surfaces de distribution peuvent pratiquer plus facilement le don alimentaire que de simples particuliers ». Le député du Nord précise même au Journal du Dimanche qu' »on pourrait presque généraliser, mais il faut tout de même un seuil. Il faut que le magasin ait la possibilité, dans le cadre de sa gestion, de mettre en place ce dispositif. Cela aura tout de même un coût ».
Les associations se sont montrées favorables à un tel projet : sur RTL, le président du Secours Populaire Julien Laupêtre, a annoncé que « nous suivons ce projet avec beaucoup d’attention », même si en réalité, la moitié des repas distribués est déjà issu de dons des grandes surfaces. Dans Le Figaro, Gaétan Lassalle, de la Fédération des banques alimentaires, a précisé que « le don fonctionne déjà très bien en France grâce aux déductions fiscales qui l’accompagnent […] Mais ce texte est une bonne chose, car il va permettre de récolter encore plus de produits invendus ».
*Maëlle Boudet
J’ai ensuite parcouru les nombreux commentaires et j’ai été assez choquée de réflexions faites sur qui devrait pouvoir bénéficier des ces invendus, de ces dons. Car étranger ou français, il s’agit d’êtres humains avant tout. Et je souhaite ici retranscrire la réponse d’une internaute faite à ceux qui dénigrent (à juste titre ou non…) les associations :
« Je plains également les personnes que vous mentionnez. Elles doivent avoir le cœur sec et l’âme bien noire pour penser de la sorte. J’approuve et remercie votre action qui n’est pas évidente. Etre confronté régulièrement à des personnes démunies qui ne sont pas toujours celles que l’on croit … doit retourner les tripes. Il faut déjà du courage à certains pour franchir le seuil et aller quémander. La fierté et l’amour-propre en prennent un sacré coup. Nul n’est à l’abri de la misère. Un coup dur dans la vie peut frapper à toutes les portes. Lire les commentaires des détracteurs fait froid dans le dos. Je préfère ne pas leur répondre : ils n’en valent même pas la peine…Si Coluche avait eu leur état d’esprit, les Restos du cœur n’auraient jamais vu le jour… Continuez votre parcours et au nom des démunis, je vous dis un grand merci. »
Ceci est un prémisse à une lettre que je publierai un jour sur ce blog : « Lettre aux pessimistes et malheureux ». Car je me rend compte que bien souvent les gens sont extrêmement pessimistes et ont un regard très négatifs sur les choses, les actions et les autres. Au lieu de ne retenir que le meilleur d’une décision ou d’une avancée, d’un fait ou d’une pensée, certains ne voient que le mauvais et n’ont que la critique voir la méchanceté en réponse. Dans le cas de l’article sur le gaspillage, la plus part des commentaires mettent l’accent sur la dérive de certaines associations, sur la difficulté de mettre en place et de faire appliquer de telles lois et sur la « mauvaise » répartition pour certains puisque beaucoup de dons partent à l’étranger. Rien n’est parfait! Mais beaucoup ont perdu espoir et ont le cœur sec et l’âme tellement noire qu’ils ont arrêter de croire que certaines choses sont possibles. Je préfère ne retenir pour ma part que l’avancée vers une consommation responsable et éthique, sur le partage.