Nous connaissions le grès, la faïence, la porcelaine, la céramique… Nous découvrons, ou redécouvrons, la possibilité de manger dans des assiettes en bois…Mais connaissiez-vous la vaisselle en « pierre à savon »?
Nous vous présentons en ce moment chez Lodge quelques pièces, tels que des petits verres, des bols ou des planches, réalisées, sculptées dans cette pierre. Outre son aspect esthétique qui nous a tout de suite séduit, nous nous sommes intéressés à son histoire et à ses propriétés.
Pierre à savon, Stéatite, Pierre Ollaire ou craie de Briançon sont les différents termes employés pour parler de cette roche, très tendre, composée principalement de talc. D’un point de vue physique, cette roche présente des caractéristiques particulières, puisque à la fois résistantes et molles, donc relativement façonnables à l’aide d’outils simples.
C’est en Europe, à partir du Ier siècle après J.-C. que la stéatite est utilisée dans l’artisanat pour la réalisation de récipients façonnés à la main ou tournés. Son utilisation s’étend peu à peu dans tout l’arc alpin et en arrive à concurrencer localement la céramique pendant le Bas-Empire et dans une moindre mesure pendant le haut Moyen Âge.
À partir du Moyen Âge et jusqu’au XXe siècle, l’utilisation de la pierre ollaire semble se limiter aux régions alpestres et à la production de fourneaux et de casseroles. Du fait de sa facilité de taille, elle a été abondamment employée en sculpture, principalement pour des sceaux.
De nos jours, elle est également employée dans la fabrication de poêles et cheminées, grâce à sa capacité à emmagasiner la chaleur, ou encore en modélisme. La stéatite fut aussi utilisée pour les becs (brûleurs) de lampes à acétylène, avec une embase en laiton, cuivre ou aluminium. Sa haute capacité calorifique en fait aussi une pierre idéale pour certains fourneaux et poêles, diffusant la chaleur d’une manière idéale pour chauffer un logis.
On l’utilise également dans certains chauffe-eau électriques comme barrière entre la résistance électrique et l’eau à chauffer. On peut ainsi changer la résistance sans vider l’eau et emmagasiner la chaleur intelligemment.
Comme le granite, elle peut aussi servir d’alternative aux glaçons qu’on met dans les verres pour refroidir les boissons. L’avantage principal étant que contrairement au glaçon, la pierre ne fond pas et ne risque donc pas de dénaturer le goût de la boisson par dilution.
Les fondateurs de Sparq Home, Steven Chavez and Justin English, ont à l’origine établi le constat d’un important gaspillage dans les carrières de stéatite. En effet dans la plupart des carrières, jusqu’à 80% de la stéatite extraite est considérée comme déchet. Pour beaucoup d’entreprises qui la travaillent, les pierres doivent être de très grandes tailles et d’aspect impeccables. Chaque coupe de pierre est évaluée comme « dalle utile » ou « pierre de ferraille ». Les pierres dites de ferraille sont laissées à l’abandon dans les carrières et s’entassent. Sparq a pour objectif de reprendre le contrôle des déchets de stéatite et de donner une seconde vie à une pierre qui a pourtant beaucoup à offrir.
Ces créateurs se sont tournés vers les propriétés naturelles de la pierre : maintenir les températures, quelles soient chaudes ou froides. Il était donc logique pour eux de créer une gamme de vaisselle, à la fois technique et esthétique.
On trouve des gisements de talc et de stéatite un peu partout dans le monde. Les gisements de stéatite les plus importants sont situés aux États-Unis, au Canada, en Scandinavie, principalement en Finlande. Sparq est basée à Denver, récolte la pierre provenant des carrières du Colorado, et façonne ses produits entièrement à la main.
Un matériau 100% naturel, l’utilisation des déchets de pierre laissés à l’abandon dans les carrières, un produit complètement sculpté à la main, des propriétés naturelles très intéressantes dans l’élaboration d’une gamme de vaisselle et ustensiles de cuisine.




