Recette cake citron, miel, thym & pavot d’Isabelle

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Pour ceux et celles qui nous suivent sur notre page facebook, vous savez que nous avons organisé un petit déjeuner samedi dernier et certains attendent avec impatience la recette des pâtisseries que nous avait préparées pour l’occasion Isabelle.

Ce petit-déjeuner était l’occasion pour moi de rencontrer mes clients dans un autre contexte que celui habituel « commercial », de partager avec eux un moment plus chaleureux et plus intime, de faire découvrir autrement la boutique aux passants car je crois fermement que faire plaisir aux gens est la meilleur communication qui soit, et aussi de faire découvrir le « travail », le savoir-faire d’Isabelle, que j’ai d’ailleurs rencontrée à la boutique. Je lui ai donc fait part de mon idée de petit-déjeuner et c’est avec enthousiasme qu’elle accepté de préparer pour nous quelques pâtisseries. Pari réussi car outre le bonheur de pouvoir sortir de sa cuisine pour aller à la rencontre des gens, Isabelle a régalé nos papilles et vos impressions pendant la dégustation ont été plus que positives.

Les photos étant plus parlantes, vous allez pouvoir vous rendre compte qu’on est loin du croissant ou du cake classique. Isabelle nous a proposé ce jour-là des pâtisseries « d’antan », qui nous font penser aux bons gâteaux de nos grands-mères (et attention dans ma bouche et dans celles de ceux qui ont eu la chance de les goûter, ce n’est en rien péjoratif , bien au contraire) et qui reflètent parfaitement sa vision de la cuisine. Elle nous a fait découvrir par la même occasion des ingrédients que nous n’avons pas l’habitude d’utiliser, pourtant si bons pour notre santé et pour notre palais.

Bref une réussite que nous renouvèlerons avec plaisir. Avis aux amateurs…

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 Par ici la recette du CAKE CITRON-MIEL-THYM-PAVOT

plus communément appelé le CCMTP

 
Vous mélangez 3 œufs  avec 150 gr de sucre blond,
puis ajoutez 180 ml d’huile d’olive pas trop corsée !
2 càs de miel d’acacia
vous pressez et rajoutez  le jus de 2 citrons ( garder 1 citron pour la déco)
enfin (180 gr de farine T65 * + 1/2 demi sachet de levure + 1 ou 2 càs de pavot + 1 pincée de sel + 2 càs de thym en poudre) ou mieux  vous émiettez  du thym frais
(si vous n’en trouvez pas en poudre, passez au mixeur du thym sec, sans les tiges !!!)
Cuisson
Vous mélangez le tout et mettez au four dans un moule sulfurisé pour 
30 minutes à 180 °C 
mais attention !  je le dis toujours, surveillez votre cuisson !
Au sortir du four, démoulez tout de suite et laissez refroidir.
Pour la déco, vous taillez finement des rondelles de citron que vous disposez en écaille sur le cake et quelques branches de thym.
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* Pour la farine, j’utilise très souvent de la T80 ou T65 (dans les magasins biologiques) et tant pis si le gâteau ne gonfle pas comme chez le pâtissier ! en effet, plus la farine est raffinée moins elle m’intéresse car elle est beaucoup moins riche !!!!
– Qui a dit que j’étais vénale ?????
Notez que plus un produit est raffiné (blanc) plus il privilégie la forme (l’apparence) et non le fond (votre santé). Le but, je vous l’accorde étant d’allier les deux !  a-cajou y travaille 🙂
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Vous pouvez retrouver Isabelle sur son blog  a-cajou.blogspot.fr et sachez qu’elle peut vous proposer un service traiteur !!!

La déco éthique par Nkuku

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Réel coup de cœur dont il faut absolument que je vous parle, la marque Eco-friendly Home Nkuku. Ceux qui connaissent maintenant  la boutique en ont entendu parlé, et ont certainement craqué pour un objet de leur collection. De la cuisine au salon, Nkuku nous propose une sélection de vaisselle, ustensiles de cuisine, textiles, petits accessoires de décorations, cadres, petit mobilier… Je suis fan et le crie haut et fort.  Ils mêlent avec goût et sérieux esthétique et éthique. Tous leurs produits naissent des compétences de différents artisans d’Afrique et d’Inde.

Nkuku a été fondée en 2003 par ali & alex Cooke. L’idée leur est venue après une année de voyage. Leur objectif : promouvoir et à développer les compétences traditionnelles des artisans en portant leur travail sur le marché européen, et favoriser leurs conditions de vie, très souvent difficiles. C’était donc une évidence pour eux de faire du commerce équitable., puis de s’investir par la suite dans divers projets sociaux avec des coopératives et des entreprises familiales. La sélection Nkuku découle plus que jamais de l’amour et du respect de l’Homme et de la nature. Chez Lodge, nous ne pouvons qu’adhérer, c’est pourquoi nous avons commencer par une petite collection qui au bout de 6 mois s’est considérablement agrandit.

J’aurais l’occasion dans d’autres articles de vous parler du commerce équitable. Pour le moment je souhaite vous proposer la sélections de mes objets préférés :

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La collection Eva de mugs, boîtes à thé, jarre,  plateaux et cantines est entièrement peinte à la main en Inde, dans la région du Cachemire. Je ne me lasse pas de la poésie et de la douceur de cette collection qui se décline dans plusieurs couleurs. En ce moment nous l’avons en vert kaki et crème, et bientôt nous l’aurons de nouveau en rouge.

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Un des objets cultes chez Lodge est la planche à découper, que pour ma part je détourne en plateau ou plat de présentation. Ces planches sont en bois de manguier et existent sous différentes formes et dimensions. Il faut absolument prendre l’habitude d’entretenir ces objets pour qu’ils gardent leur éclat. Passer de temps en temps de l’huile végétale pour nourrir le bois est essentiel.

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La collection Artisan en bois de manguier toujours, des bols et des assiettes, conseillées tout de même pour la nourriture dite sèche. Elle s’harmonise à merveille avec d’autres matières comme la céramique. J’aime jouer avec le mélange des matières et des collections, par exemple créer un ensemble avec une grande assiette en bois Artisan, une petite assiette en céramique et enfin un bol artisan. On peut également utiliser les assiettes pour des compos décoratives avec des bougies par exemple. Cette collection amène réellement de l’authenticité dans les intérieurs et sur une table.
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Les cadres antiques, un deuxième objet culte dans notre boutique. Ils ornent nos murs avec élégance et tout en finesse. Je m’amuse à multiplier les propositions, en mettant du papier ou de la jute sous les photos, de la dentelle pourquoi pas, et surtout j’aime y mettre du végétal, des plantes aromatiques séchées, des feuilles de roses séchées…
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Bientôt en magasin, je l’attend avec impatiente, la collection Indigo Drop, faite à la main au Vietnam.

La nature au Jardin Public Part I, Remember l’été

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Aujourd’hui, zoom sur la nature que nous offre le Jardin Public de Bordeaux.

Ces clichés ont été pris cet été et il sera très intéressant de les comparer à ceux que je vous proposerai d’ici une quinzaine de jours. J’ai la chance d’y passer tous les matins à vélo pour me rendre à la boutique et je m’émerveille de voir la nature changer, évoluer. Chaque saison offre son lot de couleurs et de formes. J’aime m’attarder sur chaque détail et prendre le temps d’explorer les curiosités que Dame nature nous propose. En voici donc un petite sélection.

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Balade à Saint-Emilion

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Notre balade nous emmène dans les ruelles escarpées du beau village de St-Emilion. Beau…que dis-je, somptueux, majestueux. Monter à travers ses « tertres » (ruelles tortueuses) est une expédition et la récompense en vaut l’effort : la vue est tout simplement à couper le souffle. Et je dois l’admettre, moi qui aime les mers chaudes, les rizières, les temples inca et les cénotes, je rejoins mon cher et tendre géniteur qui n’a jamais mis les pieds (ou presque, il faut tout de même compter l’unique fois) hors de notre pays, il n’y a parfois pas beaucoup de kilomètres à faire pour trouver de sublimes paysages.

Saint-Emilion, où la rencontre d’une cité au charme incontournable…

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Triste Saint-Emilion qui n’a apparemment pas la chance (sauf erreur de ma part) d’être classé parmi les plus beaux villages de France. En effet on parle pour la région Aquitaine des villages de Dordogne et certains du Pays-Basque mais rien sur cette citée médiévale entourée de ses vignobles. Pas de panique, Saint-Emilion prend sa revanche puisqu’elle est inscrite depuis 1999 au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, rien que ça.

Critères d’inscription retenus par l’Unesco en décembre 1999 dans la catégorie Paysages culturels : Saint-Emilion constitue l’exemple remarquable d’un paysage viticole historique qui a survécu intact et illustre de manière exceptionnelle la culture intensive de la vigne à vin dans une région délimitée avec précision (Notez que « culture intensive » ne correspond pas à ce que je peux aimer et soutenir, bien que mon palais apprécie tout particulièrement le nectar de ses vignes)

La viticulture a été introduite dans cette région fertile d’Aquitaine par les Romains et s’est intensifiée au Moyen Âge. Le territoire de Saint-Émilion a bénéficié de sa situation sur la route de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle et plusieurs églises, monastères et hospices y ont été construits à partir du XIe siècle. Le statut particulier de juridiction lui a été accordé au cours de la période du gouvernement anglais au XIIe siècle. Il s’agit d’un paysage exceptionnel, entièrement consacré à la viticulture, dont les villes et villages comptent de nombreux monuments historiques de qualité.

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Se perdre dans les ruelles, admirer les différents édifices pour beaucoup religieux, découvrir les façades des construction, des magasins et des restaurants vous emmène dans un autre temps, chargé d’histoire. Ne résumer Saint-Emilion que par son patrimoine œnologique serait une calomnie.C’est aussi un patrimoine architectural important qu’elle nous offre. Pas moins de 13 monuments y sont classés monuments historiques… Un concentré d’histoire et de beauté. Vous aurez compris, Saint-Emilion est un village que j’ai découvert il y a peu et que j’affectionne tout particulièrement.

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Petit bémol néanmoins, visiter Saint-Emilion pendant les périodes de grosse affluence doit être juste horrible. 1000000 personnes en moyenne la visitent chaque année. Il m’est déjà arrivé d’y passer très rapidement pour déjeuner en bas du village et de prendre peur en voyant le monde et surtout la queue de voiture qui s’étend le long des routes, bien au-delà du village. En revanche, les photos que vous voyez sur cet article ont été prises un lundi d’octobre. Quelques touristes s’y promenaient mais rien à voir avec le flot estival. Et malgré l’absence du soleil, qui a quelque peu assombrit les clichés, l’évasion fut garantie.

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A l’automne, la tomate, c’est en conserve (Maison évidemment)

« Aux jours où les feuilles jaunissent, aux jours où les soleils finissent, hélas, nous voici revenus;

Le temps n’est plus, ma bien-aimée, où sur la pelouse embaumée tu posais tes pieds blancs et nus. »

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L’été est passé et à mon plus grand regret, finie la saison des tomates. Ne nous affolons pas, la liste des fruits et légumes d’automne est riche mais comment cuisiner alors de bons petits plats mijotés à base de sauce tomate alors que normalement, nous ne devrions plus en trouver très longtemps sur les étals. La solution, conservant aux aliments certaines qualités gustatives et nutritives : la conserve. Vous ne trouverez pas dans cet article les différentes formes de conservation possible car je ne les connais pas et même si mes différentes recherches m’ont apporté de nouvelles informations, je préfère nettement laisser cette charge à des sites, des blogs ou des livres spécialisés. Il faut dire  que je ne fais ici que mes premiers pas dans le monde de la conserve.

Vous ne trouverez pas non plus une recette détaillée de bonne sauce tomate car les sites et les blogs de cuisine pullulent et vous  y trouverez un tas de propositions intéressantes. L’autre raison est que je cuisine au « feeling » et que je suis incapable de vous donner des quantités précises par exemple ou que je peux très bien changer d’ingrédients à chaque fois selon ce qu’il y a dans mes placards. Je pourrais le jour ou ça me prend écrire les quantités et les différentes étapes, détailler les temps de cuisson…c’est certainement ce que je ferais si je vous proposais un blog culinaire.

Alors, me direz-vous, qu’allez-vous trouvez ici et pourquoi cet article?  D’abord pour partager avec vous quelques jolies photos (à mon goût). Ensuite pour parler, même brièvement, des conserves, de la cuisine faite maison et de la saisonnalité des fruits et légumes dans une démarche de consommation responsable. Certes il faut du temps, de la patience et de l’envie. Mais je vous assure que si vous êtes fin palais, vous serez d’autant plus comblés par une sauce tomate faite maison avec des tomates de saison. Et quelle satisfaction!

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Enfin je souhaite vous reparler de ce fameux lycopène, pigment naturel appartenant à la famille des caroténoïdes qui donne sa couleur à la tomate (entre autre), dont les propriétés antioxydantes peuvent apporter selon différentes recherches une certaine protection contre divers cancers. Mais attention, de récentes études ont démontré, contrairement à d’autres nutriments contenus dans les fruits et légumes dont la quantité diminue pendant la cuisson comme par exemple la vitamine C,  que la transformation de la tomate est nécessaire pour augmenter la biodisponibilité et  l’absorption par notre métabolisme du lycopène. Ainsi, pour une même proportion, on trouve environ 17 mg de lycopène biodisponible dans la sauce tomate contre 5 mg dans la tomate fraîche. Pour cette raison, les aliments courants contenant le plus de lycopène  sont les produits transformés à base de tomate : soupe, sauce, purée.

A savoir que le lycopène est concentré dans la peau de la tomate et c’est donc là que l’élaboration de ma sauce tomate fera peut-être la différence avec les autres. En effet, l’étape première de ma sauce est la préparation des tomates. Un bon lavage et c’est tout. Je n’épépine pas et surtout je ne pèle pas. Non par fainéantise mais bien dans l’optique de préserver un maximum les bienfaits de ma sauce. Autre information très intéressante, cuire les tomates dans de l’huile augmenterait  la biodisponibilité du lycopène. Bonne nouvelle, l’huile d’olive est l’un des ingrédients indispensables lorsque je cuisine. Voici donc dans les grandes lignes l’histoire de ma sauce tomate, haute en couleur et en saveur, et qui sera ravir mon palais et mon corps tout entier cet hiver.

1/ Acheter ses tomates (locales bien sur, Bio si possible) Pour ma part c’est en revenant d’une ballade sur le bassin d’Arcachon que je me suis arrêtée au bord de la route, sur les conseil de mon papa, sur un petit stand perdu de fruits et légumes  où un cajot de tomates m’attendait.

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2/Bien laver les tomates, les couper en petits dés et émincer des oignons.

3/ Pour varier les plaisirs, j’ai souhaité faire deux sortes de sauces, l’une avec des oignons caramélisés (version sucré-salé) et l’autre avec des oignons revenus dans du vin blanc. Dans le premier cas, faire revenir ses oignons dans de l’huile d’olive, y ajouter du vinaigre balsamique, de la cassonade par la suite et laisser mijoter à feux doux. Dans l’autre cas, faire revenir les oignons dans de l’huile d’olive puis y ajouter du vin blanc, faire réduire tranquillement. Adepte du wok, c’est lui que j’ utilise pour préparer mes oignons. Quel vin utiliser? C’est une bonne question, celui que vous avez dans vos placards. Pour ma part et n’ayant pus de vin de cuisine, j’ai ouvert une bonne bouteille de Chardonnay, un peu pour la cuisine, un peu pour la cuisinière.

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4/Une fois les oignons prêts, verser dans deux marmites les oignons et les tomates. Dans la marmite dédiée à la sauce sucrée-salée, rajouter un peu d’huile d’olive, du thym ou tout autre herbe aromatique de votre choix, sel et poivre. Dans l’autre, pour ma part j’ai choisit d’y mettre une belle branche de romarin, du thym et des feuilles de lauriers pour un esprit plus méditerranéen. Laisser mijoter et vaquer à ses occupations comme par exemple continuer à jouer au ballon avec son fils.

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5/ Pour varier encore plus les plaisirs et selon les recettes dans lesquelles seront utilisées vos sauces, ou tout simplement selon les goûts de chacun, mixer ou pas les préparations. Pour ma part, j’en ai mixé une partie (la moitié de chaque sauce) et j’ai laissé l’autre moitié tel quel (car c’est en morceaux que j’aime l’utiliser dans des gratins par exemple). Mettre en bocaux. Là, je préfère que vous alliez voir vous même les consignes sur des supports plus spécifiques car chacun vous donnera des conseils et des temps de stérilisation différents. C’est d’ailleurs à s’y perdre. N’oubliez pas de vous doter de galets, pierres ou autres accessoires assez lourds pour caler vos bocaux ainsi que de linge car ils ne doivent pas s’entrechoquer.

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6/ Vérifier à la fin du processus de stérilisation que chaque conserve a bien pris. Et si, comme moi, c’est l’heure du repas et que vous vous retrouvez avec un bocal qui n’a pas été stérilisé correctement, improvisez une recette à base de votre sauce tomate maison qui sera accompagner le reste de Chardonnay non utilisé. Pour ceux qui peuvent se poser la question, il est vrai que dans la sauce non mixée, vous pourrez retrouver quelques petits morceaux de peau et certains trouveront ça désagréable, pour ma part cela n’a pas été un problème et je me suis régalée.

L’interview décalée de Lodge et quelques photos

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Cela fait maintenant 6 mois que Lodge a vu le jour et je me réjouis à chaque instant de venir y passer mes journées. L’univers que nous avons créé est celui que j’affectionne et qui me correspond et chaque matin, c’est avec plaisir que je redécouvre les formes, les odeurs, les couleurs et les matières qui caractérisent la boutique.

Et je veux vous remercier car les retours que nous avons de votre part, l’accueil que vous nous avez offert, l’engouement dont vous faites preuve, en magasin ou sur notre page facebook, nous encourage et nous sommes extrêmement sensibles à vos impressions, vos ressentis, vos envies.

Voici l’interview décalée réalisée par La Nuit de la Déco (évènement auquel nous avons participé au printemps) qui m’a permis de me dévoiler un peu et une sélection des dernières photos de Lodge pour ceux qui ne connaissent pas la boutique et qui souhaitent découvrir notre univers.

Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs, et nous indiquer ce que vous faîtes chez Lodge.
Sur le papier, je m’appelle Isabelle et j’ai 32 ans. En vrai,  je continus à voir le monde avec l’insouciance de mes 20ans et souvent le regard émerveillé d’un enfant. J’ai ouvert Lodge avec l’aide de mon mari Fabien. Lui s’occupe plus de la partie paperasse, et moi je façonne l’univers de Lodge.

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Pouvez-vous nous raconter comment s’est écrit le scénario de :  » Il était une fois Lodge »
Il était une fois Lodge, inspiré par la nature. Il était une fois l’envie d’authenticité, de grands espaces, de beauté, de simplicité, de respect. Il était une fois la frustration de ne pas se réaliser pleinement. Il était une fois une famille, Isabelle, Fabien et Luca, 4 ans. N’étant plus heureux sur la région parisienne et dans le métier de la restauration et voulant élever notre fils autre part que dans la folie de la capitale, nous avons tout quitté et avons posé nos valises à Bordeaux. La trentaine, remise en question et changement de vie. J’avais commencé des études dans la décoration et l’architecture d’intérieur, domaine qui m’a toujours attiré. Alors c’était le moment où jamais de revenir à mes premiers amours. Nous avons donc créer un univers qui nous correspond, Lodge, avec une sélection très nature.

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L’anecdote qui a marqué ces premiers mois de commerce ?
Nous venons juste d’ouvrir alors mon panier est encore pauvre en anectode.
Celle que je retiens, car par anecdote j’entends un évènement particulier voir marrant, c’est une femme qui rentre un jour dans la boutique, regarde un peu sceptique notre sélection et me demande : »mais ça se vent ça ? ». Je n’étais pas préparé à cette question qui m’a surprise et fait sourire. Je lui ai répondu que oui, madame, les gens aiment le bois, les matériaux bruts, et ont envie de connaître la sensation de boire son chocolat dans un bol en bois. Ce n’est peut-être pas encore conventionnel mais l’idée de revenir à des choses simples et vraies séduit, comme un hommage à la nature qui nous entoure et qui accueille la vie.

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Une bonne raison de traverser la France pour venir chez Lodge ?
Depuis notre ouverture fin mars, nous n’avons que (ou presque que) des retours positifs sur l’univers que nous avons créé… les matériaux, les lignes, les odeurs, l’harmonie. Nos clients nous disent que c’est une boutique qui ne ressemble à aucune autre et qui est unique sur Bordeaux. Cela nous encourage à continuer dans cette dynamique. Je n’ai pas de bonne raison précise pour vous faire traverser la France à part donc les compliments de mes clients.

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Vos 5 Objets fétiches de la boutique (Ceux que vous aimeriez ne pas vendre ; pour les garder…)
1/ La boîte à épices Indienne que j’ai chinée, qui me sert à mettre mes cartes de visite et que je ne vends justement pas. En revanche, de temps en temps, il se peut que j’en trouve d’autres qui seront en vente.
2/ Le tabouret en teck qui est une de mes pièces « maîtresse » et qui résume à lui seul l’esthétique de Lodge.
3/ Ma collection de vaisselle en bois de manguier, issue du commerce équitable.
4/ Le papier peint Little Green que nous avons choisi pour la boutique et que mes clients adorent.
5/ La poutre ou la sculpture en bois que nous avions à un moment. Elles sont imposantes donc je ne peux pas en avoir beaucoup. J’ai toujours voulu en avoir une à la maison.

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Vous poussez pour la première fois la porte de Lodge, vous la découvrez, qu’est-ce qui vous vient à l’esprit ?C’est dur ! Comment faire une réponse sans paraître narcissique !
La réponse primaire : « Je veux tout acheter ! » puisque notre sélection correspond exactement à ce qu’on aime et à l’univers que nous avons chez nous.
Il me vient à l’esprit le voyage, l’évasion, une image de petite maison perdue dans la nature ou on a envie de se ressourcer.

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Et donc pour la suite, quels sont les projets de Lodge ?
Réussir à exister quelque temps, à passer les modes sans que les gens ne se lassent et peut-être nous agrandir pour offrir une sélection plus vaste.  Mais les autres projets sont encore du domaine du rêve. Le principal est le rêve de voyager, de partir à la rencontre d’artisans aux quatre coins du monde, y compris en France et de faire mes sélections à la source.

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Un message à passer aux lecteurs ?
Le premier message est que notre intérieur reflète ce que nous sommes. Nous avons la possibilité grâce à la déco de nous créer une bulle d’oxygène, un cocon. Parfois certains négligent l’importance de sentir bien chez soi.
Mon côté un peu « écolo » veut que je donne ce message :
Il ne suffit pas d’entasser de multiples choses, même jolies. Il s’agit de choisir des objets qui nous correspondent, et surtout de faire attention à la façon dont ils sont produits. La demande est tellement importante aujourd’hui que l’offre s’adapte, nous trouvons de tout et de rien. Outre l’esthétique, nous trouvons aussi la beauté d’un objet dans son histoire, dans sa fabrication.

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Quelle idée ou astuce déco souhaitez-vous partager avec nos lecteurs ? (C’est promis ça reste entre nous…)
Ne pas hésiter à mélanger les genres et mettre toute sa personnalité au service de son intérieur. Votre intérieur doit être comme vous, unique.

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Que représente pour vous la Nuit de la Déco ?
C’est avant tout la possibilité de mettre en avant le travail de boutiques indépendantes qui ne bénéficient pas d’une grande visibilité, qui n’ont pas les moyens financiers de grosses enseignes. C’est comme mettre en avant les commerces de proximité. Et à ma grande joie, nous y revenons. Les gens veulent de plus en plus échanger, partager et se dirigent plus vers de petites boutiques. Même si les produits sont plus couteux, les gens consomment moins mais mieux.

IMG_6429Quelques réponses « tac o tac » :
Mur de couleur ou mur blanc ?
1 mur de couleur et le reste blanc
Contemporain ou classique ?
Entre classique et ethnique
En déco, une peinture ou une photographie ?
Les 2. L’art sous différents aspects. En tout cas pas de mur vide.
Canapé ou fauteuil ?
Canapé, fauteuil et pouf, la totale si on a la place et si on aime recevoir
Nappe ou set de table ?
Nappe pour recevoir, set de table tous les jours. Rien si la table est magnifique et que ce serait un crime de la cacher.
Rideaux ou store ?
Tout dépend du style, de la bâtisse et de la vue. Car s’il n’y a pas de vis-à-vis et que la vue est belle, alors rien.
Déco d’hiver ou déco d’été ?
Déco de printemps, c’est possible ?
Campagne ou ville ?
Campagne
En silence ou en musique ?
Les deux. J’essaie de vivre  dans le juste milieu. Je n’aime pas les extrêmes. Il me faut de tout pour être équilibrée. Et j’ai apprivoisé et appris à apprécier le silence. Alors musique, silence, musique, silence, silence, et puis musique.

 

ADALIA… ou la passion du végétal

collage dalia 1Rencontre avec Jocelyne, ancienne enseignante des sciences et techniques du paysage, qui a ouvert depuis un an et pour notre plus grand plaisir « Adalia » à Bordeaux

Aujourd’hui, je souhaite vous présenter Jocelyne et sa boutique de fleurs qu’elle tient à deux pas du Jardin Public de Bordeaux. Fleurs mais pas que, car c’est avant tout son choix de plantes qui m’a finalement fait rentrer chez elle. J’y ai rencontré une femme adorable et surtout passionnée, qui aime vous parler des végétaux qui l’entourent, de leur poésie, de leur élégance, de leur histoire aussi. De la plante verte aux fleurs, parfois atypiques car je vous assure que, hormis la rose ou l’hortensia que nous connaissons bien, vous y trouverez des végétaux aussi surprenants que méconnus (ou peu connus) du grand public, Jocelyne s’amuse à mettre en scène la nature et ce qu’elle nous offre. Outre sa boutique, sachez qu’elle met également son savoir aux services de vos terrasses, de vos jardins, de vos hall d’immeuble…

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Peux-tu nous dire quelques mots sur ce qui te fascine dans ce monde ?

Je suis une fille curieuse de tout ce qui m’entoure. Les gens et leur histoire, l’art, la philosophie et les sciences humaines en général, l’esthétique, l’écologie scientifique… la vie.

Le vivant me fascine par sa capacité à s’adapter à son milieu et les formes diverses qu’il adopte pour cela. Évidemment le règne végétal me passionne et m’inspire, en particulier, depuis plus de vingt ans.

Quel rapport entretiens-tu avec le végétal ?

Les plantes nous sont indispensables pour de multiples raisons : les arbres, par exemple, sont de véritables pièges à carbone car ils absorbent le CO2 de l’atmosphère lors de la photosynthèse et le stockent dans leurs parties ligneuses. Prendre soin d’eux, c’est prendre soin de nous-mêmes et des autres.

Les plantes nous sont aussi indispensables car elles nous nourrissent, elles constituent le premier maillon de la chaîne alimentaire, celui des producteurs primaires capables de fabriquer la matière organique qui les constitue à partir de matière inerte, minérale. Cela m’impressionne!

J’ai le sentiment que, au delà de l’amour que tu lui porte, c’est avec un grand respect que tu regardes le monde végétal.

Oui, bien sur. Et je suis choquée quand par exemple je vois se développer le commerce honteux d’oliviers centenaires arrachés à leur milieu de vie et mutilés pour « orner » des jardins publics ou privés. Or de leur milieu d’origine, ils deviennent laids, je trouve cette mode vraiment curieuse. Je viens d’apprendre qu’au Canada, il est interdit d’étêter un arbre. Ce délit y est, en effet, puni d’une sévère amende.

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Ton conseil déco ou ton coup de cœur déco ?

J’aime énormément les cache-pots et vases que tu as sélectionnés pour ta boutique par exemple. Pour moi, pas question d’installer une plante dans la maison sans un joli cache-pot! Il est utile car il permet de cacher l’affreux pot de culture en plastique mais aussi parce qu’il retient l’humidité et évite ainsi d’abîmer nos meubles. On le choisit en fonction du style de la pièce pour créer une ambiance particulière. Il peut s’harmoniser avec le reste de la déco ou jouer les contrastes décalés. Tout dépend de ce que l’on veut raconter. En ce qui concerne ses dimensions, j’aime qu’il soit relativement imposant, quitte à rehausser la plante  avec des billes d’argile et à tapisser le dessus du pot de mousse. Son aspect peut jouer le mimétisme avec la plante ou encore souligner une des nuances colorées des feuilles ou des fleurs…pour obtenir un dialogue esthétiquement intéressant.

A tous ceux qui aiment les fleurs coupées, je conseille de posséder plusieurs vases de formes, de tailles et de couleurs différentes pour avoir ce qu’il faut sous la main pour pouvoir créer de belles mises en scènes, en fonction de ses humeurs et des circonstances. Avant de devenir fleuriste, j’en possédais tout un placard pour réaliser toutes sortes de décors éphémères, du rococo à l’épure en passant par le détournement d’objets.

Le voyage est-il une source d’inspiration pour toi?

Cela va surement te sembler curieux mais je ne suis pas une voyageuse physiquement. Je préfère voyager dans le monde des idées. Certains romanciers ont parfaitement décrit des lieux où ils n’ont jamais mis les pieds quand certains voyageurs rentrent de leur périple avec une vision très pauvre de ce qu’ils ont côtoyé. Néanmoins, j’aime le cosmopolitisme et l’universalisme. J’aime l’autre dans ce qu’il a de commun avec moi, son humanité, et aussi dans ces différences qui sont culturelles. A Bordeaux, j’adore me balader du côté des Capu ou de Saint-Michel, il y règne une ambiance cosmopolite qui me plaît énormément. Il y a là-bas une vraie fraternité entre les hommes et ça fait du bien.

Pour nous, lecteurs qui aimons comme toi le monde du végétal, peux-tu nous conseiller un bon bouquin à découvrir?

A tous ceux qui éprouveraient un élan de curiosité botanique, je conseille vivement la lecture des différents ouvrages de Francis Hallé, dont « Plaidoyer pour l’arbre » ou encore « Eloge de la plante, pour une nouvelle biologie ». Sa façon d’envisager la botanique est passionnante, ses théories bousculent nos idées reçues!

Je pourrais te poser 10000 questions mais j’en garde pour la prochaine fois. Peux-tu juste pour finir nous expliquer d’où vient le nom de ta boutique  » ADALIA  P. » ?

Je trouve ce nom très joli et cela évoque un prénom et un nom resté inconnu. En fait, il s’agit d’Adalia Punctata, la coccinelle, auxiliaire du jardinier, et non-accessoirement, petit coléoptère porte-bonheur.

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Jocelyne, chine, glane, fait sécher, coupe, entretient,  assemble, peint, décore, créé et conseille. Vous pouvez trouver sa boutique au  36, rue Le Chapelier à Bordeaux. Vous trouverez également des conseils et des photos sur sa page facebook adaliapfleurs.  Je partagerai avec vous la prochaine fois un article très intéressant sur les commandements d’un jardin au naturel.

ADALIA P.

Fleurs et plantes

36, rue Le Chapelier

33000 Bordeaux

06.52.88.98.96

« Les infinies possibilités culinaires » d’ A-Cajou

cajou 1Une assiette, deux possibilités, il est vrai que ce type d’assiettes que je nomme facilement le modèle  » nénuphar « , se prête à toutes les propositions qu’elles soient pour un plat ou un dessert. Toujours avec la complicité de Lodge, voici deux variantes pour ce contenant. Les plats présentés sont des recettes que je réalise régulièrement au Tapa l’Oeil . Que peut-on faire avec des spaghettis quand il fait très chaud ? et bien, on prend les pâtes que l’on taille en bouts de  3 cm environ et que l’on place en monticule sur de la salade verte coupée elle aussi. Ensuite, on rajoute des légumes cuits (courgettes, poivrons jaunes et/ou rouges), des tomates cerise, des olives noires, des noisettes concassées et des cubes de tofù * aromatisés au piment d’Espelette. Le tout surmonté d’une herbe dite succulente (feuille épaisse gorgée de suc) que j’apprécie tout particulièrement, le pourpier *, avant d’assaisonner l’ensemble.

cajou2cajou 3La pain d’Etienne, farine biologique, La Boulangerie, place St Michel, fournisseur officiel du Tapa l’Oeil. Sel de Sicile et poivre du Vietnam mélangés, pour assaisonner le plat en complément d’une sauce tonique; d’huile d’olive, soja, un peu d’ail, une pointe de citron et une pincée de gingembre moulu.

* Le pourpier  est une des plus anciennes plantes potagères, importée d’Orient par les Romains, elle est considérée comme une  » salade de santé  » car bourrée d’antioxydant.
* le tofù 100 % du Sud-Ouest, biologique et de fabrication artisanale. (www.locadelice.fr)
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FLAN AUX PRUNEAUX
( à la semoule de blé dur)
 
Remettre au goût du jour les vieilles recettes des grand-mères, c’est un peu le but d’a-cajou. Je peux donc tester au Tapa l’Oeil l’effet de ces desserts et la réaction des clients est très positive.  Souvent cela rappelle des goûters d’enfance, et en général, pour beaucoup de personnes,  » cela change des desserts habituels  » !!  tant mieux, c’est le but. (la semoule, les farines, les sucres et les oeufs sont toujours biologiques au Tapa l’Oeil )
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Recette
Dans 1 litre de lait chaud, mettez 125 gr. de sucre, 1 càs de vanille et 150 gr de semoule de blé dur complet. Laissez épaissir la préparation puis rajouter 3 jaunes d’oeufs. Enfin, hors du feu intégrez délicatement les blancs montés en neige et une poignée de pruneaux dénoyautés ! Sulfurisez un moule à tarte, versez l’appareil et faites cuire à 200 °C,
30 mn environ.cajou6
Mise en assiette avec la technique du pochoir, vous pouvez décorer votre dessert en plaçant la cuillère côté bombé vers le haut et en saupoudrant de sucre glace sur fond noir ou de cacao sur fond blanc.
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Vaisselle Lodge, assiette fait-main au Portugal, collection Pure,
bol et cuillère en teck recyclé, Indonésie.
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A déguster au Tapa l’Oeil
14 place Pierre Renaudel
Bordeaux

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Cet article, que je me suis permise de retranscrire ici dans son jus a été écrit par Isabelle qui tient le blog A-Cajou, que je vous invite vivement de découvrir si vous aimez « l’art culinaire au naturel ». Art culinaire car elle ne se contente pas de nous donner des recettes, d’autres blogs et les livres de cuisine le font déjà très bien, mais nous raconte toujours une histoire autours d’une assiette, d’un aliment, que ce soit au cours d’un voyage ou d’une promenade, ou dans sa cuisine. Au naturel car vous l’aurez compris, Isabelle aime la cuisine végétarienne, Bio et met un point d’honneur à élaborer des plats sains.